Le dit Antilexis reçoit en Mai 2005, la délégation associative locale du Groupe Dissident. Il exprime alors de façon incompréhensible, son mécontentement et ses craintes absurdes en une logorrhée sans fond. Il ne ressort de cette glossolalie que l’envie perverse et farouche de supprimer la mini-subvention de ce groupe existant depuis 1985. Malgré les engagements pris, la subvention soumise à la subversion d’Antilexis, sera retirée non pas l’année suivante selon les menaces proférées, mais quelques semaines après cette rencontre, et ce, à titre définitif, sans raison ni explication, comme cela se pratique dans certaines contrées de tendance extrémiste où on ne se gêne pas pour escagasser (en Occitan dans le texte, ndt) le citoyen.
D’où le récit de cette rencontre mémorable …
1 Rencontre du treizième type
Il doit être le 13ème élu rencontré dans cette affaire : j’aurais dû l’éliminer. La rencontre, bien sûr ! Pas lui. Bien que … Finalement … à y réfléchir …
Il est connu que 13 porte malheur : faut-il le croire ? L’heure du rendez-vous arriva : était-ce la bonne heure ? Ou bien le malheur ?
Toujours est-il qu’il me souviendra longtemps de cette rencontre dont je me serais bien passé, tant elle fut la démonstration que gauche rime avec maladroit, et/ou qu’être de gauche n’empêche pas de vous coller une droite tout de travers, pour ne pas dire tout de pervers, avec Antilexis le Pathétique, ainsi nommé –de l’étymologie grecque très approximative et revisitée : anti, contre, et lexis, les mots- car il a, un jour, déclaré ne pas lire mes courriers, comme vous le verrez plus loin si, contrairement à lui, vous ne vous arrêtez pas à ces premières lignes selon son optique, du grec optikon. Et cela lui va très bien. Quant à pathétique, si Antilexis l’est vraiment, on pourrait dire aussi pâté sans éthique tant il semblait avoir la tête dans le premier et être dépourvu du moindre échantillon de la seconde, lorsqu’il nous reçut en 2005.
Merci mon oncle
L’oncle incarné m’avait fait part de ce que mijotait Antilexis mû par une curiosité malsaine, bien avant cette rencontre de 2005. Il me confia, puisque l’intéressé, sachant qu’il n’y a que son nombril qui l’intéresse, n’avait pu s’empêcher de baver et de laisser traîner négligemment une rumeur concernant des soupçons qu’il nourrissait à grand frais de buses d’égout, sur les comptes du Groupe Dissident. C’est ce qui explique que sa femme de ménage vienne souvent passer la serpillière dans son bureau. Il s’était porté acquéreur lorsqu’une fois, un marchand de mauvaise foi dans la ville de Foix …
Bien entendu, on s’en doute, il n’était jamais venu à l’idée d’Antilexis (mais en a-t-il, seulement des idées ou même simplement de l’idée ?) de vérifier ces affirmations conspuantes -ne voyez là aucune intention dans mon discours d’insulter les actions de cet agresseur en divisant ce mot en deux parties faites d’une première syllabe et d’une terminaison malodorante- et de voir si elles avaient une quelconque correspondance avec la réalité.
Avec un temps de retard et un problème de vision due à la coupe au carré de ses sourcils à la frange trop longue lui masquant une partie de son champ visuel, au point que quelques personnes bien intentionnées lui avaient conseillé, croyant bien dire, de se peigner en arrière et qu’il avait tenté de se faire faire un lifting frontal inefficace sur ce plan et dont le seul effet fut de relever les coins de sa lèvre supérieure et de découvrir ses superbes canines hypertrophiées, il préférait les tenir en rouflaquettes. De toute évidence, Antilexis avait le cerveau aussi embrouillé que ses sourcils puisqu’il confondait avec ce temps où l’A6P ne connaissait pas d’AG officielle, ne réunissait pas ses membres, et où les impôts locaux des Légasthéniens alimentaient le travail au noir des professeurs de l’A6P, avec la chaste bénédiction de la légionnaire.
Les responsables de l’A6P (l’association de ces deux signifiants m’a toujours fait rire : cherchez l’erreur !) ont passé des années sans convier leurs adhérents à la moindre AG … Il paraît, je dis bien il paraît, c’est un de ses proches qui me l’a dit, à moins qu’il eût été manipulé car on l’a eu vu les mains dans les proches, il paraît, disais-je, que la rombière pression n’avait pas besoin d’assemblée générale puisque c’était elle, la générale et qu’à elle seule, elle estimait bien valoir toute une assemblée … Vous suivez ? Aussi, en ces temps bizarres, chaque année, la distribution des différents postes du Bureau de ce groupe se faisait sous forme de paquets cadeaux ou de tirage au sort, selon les années, toujours autour d’une bonne table alimentée par les talents culinaires de la légionnaire qui avait appris dans le Sahara à soigner ses entrées, plats et déserts.
Les Zélus auraient du suivre l’éthique de l’oncle, chef d’entreprise qui me dit un jour, alors que nous prenions un café ensemble, que lorsqu’il lui arrivait de devoir licencier quelqu’un, il le faisait proprement … Voilà une belle leçon que bien des confrères et consoeurs légasthéniens de l’hémicycle qu’Antilexis confondait régulièrement avec la moitié d’un vélo, ont nonchalamment largué à la porte de leurs bureaux confortables, l’abandonnant ainsi aux soins du personnel de service qui viendra s’en saisir, inconscient de son importance, pour le destiner, avec les vieux papiers, les rubans de bandes collantes vides, les gobelets et les vieux chewing-gums mâchouillés et remâchouillés, en tout cas plus mâchés que certains mots qui eussent mérité d’être prononcés avec égard, à la décharge publique.
De là l’expression se décharger de toute responsabilité : vous voyez où ça va !…
Dans les faits et concrètement, pour les Zélus, le licenciement d’un citoyen n’est ni plus ni moins qu’un bon coup de serpillère.
Question de culture
Il suffit de rencontrer Antilexis une seule fois pour comprendre concrètement ce que voulait dire le philosophe Alain à propos de la tolérance lorsqu’il écrivait : … la culture est rare.
Je voudrais bien sûr, il me semble utile d’apporter cet élément de précision et de réflexion purement culturel, ce qui ne nuit en rien, même en plein jour, que vous ne voyiez pas dans mon utilisation de l’étymologie qui nous vient de chez les Grecs, un quelconque souhait ou conseil de ma part, qu’Antilexis aille s’y faire voir. Pourtant cela lui ferait le plus grand bien : pour ce représentant du Conseil légasthénien grand amateur de conflit gratuit, la lutte gréco-romaine l'inspirerait et, de plus il apprendrait que tout affrontement répond à des règles précises et ne se limite pas à un combat de rue ou à un assaut de voyou comme celui qu'il nous a réservé sans prévenir lors ce fameux jour de Mai 2005. De plus, cette civilisation a beaucoup fait pour les champignons, ce qui est à son goût et à celui de la Légionnaire (voir ce chapitre) et surtout pour la rhétorique qui, malgré la ressemblance, n’a aucun lien de parenté avec l’ornithorynque, pour la tragédie et aussi pour la comédie : certains nobliaux et proches d’élus légasthéniens semblent s’en être inspirés, tant ils ont su déclamer des palabres verbeuses souvent/fréquemment, rayez la mention inutile, en des phrases bien tournées alors que pourtant, ils avaient déjà mal tourné (Cf. les autres chapitres de Les Zélus) au point de surprendre les zygomatiques chez les plus constipés parmi les figés de la mâchoire …
C’est justement là l’énorme point noir du système légasthénien, lorsque la comédie tourne au … comédon.
A propos de comédie …
On a beaucoup dit sur les clowns, que ce ne sont pas des gens sérieux, etc. Or, notre monde moderne qui ne fait pas que cultiver les basses affaires politico-économiques et les bisbilles entre responsables de partis s’auto proclamant premiers secrétaires, et heureusement, a développé ces dernières années des actions, bien plus élevées que celles de la Bourse : celles de clown, au point qu’on en trouve un peu partout dans le monde de l’entreprise, dans les hôpitaux, et même dans certains conseils municipaux … Mais là, ils ne font pas exprès. On en trouve même au cirque, bien que mes récents séjours à Navacelles et Gavarnie ne m’aient pas permis d’en croiser un seul. Incroyable, non ?
Jeu de nain, jeu de vilain !
Mais où en étais-je ? Pourquoi est-ce que j’en suis venu à vous parler des clowns ?
Ah oui, le pitoyable Antilexis. Car si pour Pétrone, Le monde entier joue la comédie, c’est encore plus vrai pour celui des Zélus qui nous la jouent grave, comme on dit maintenant.
Je rentrais d’un week-end pascal avec Noëlle ou d’un week-end de Noël avec Pascale, je ne sais plus. Faut dire que comme Noëlle au balcon, Pâques aux tisons, dès que les frimas bien marqués sont là, il devient impossible de savoir si c’est un temps de Noëlle au tempérament de braise ou bien une période Pascale avec du monde au balcon lorsqu’on est pris par l’envie de mettre la bûche dans la cheminée et le tison dans l’âtre. D’où ma méprise de conscience …
Le laquais préposé aux sports, sorte de valet en livrée à domicile, puisqu’il nous accueillit dans sa gargote, chargé des responsabilités du GPL (Gigotage Populaire Légasthénien), servile à souhait, au point de ne pas remettre en question les agissements de ses prédécesseurs et de jouir du confort lié à cette détestable et couarde pratique, nous reçut en son négoce. ‘Mesdames et Messieurs, entrez, mettez-vous à l’aise, asseyez-vous !… ’ … Bien qu’il n’y ait pas eu de Mesdames ce jour là parmi nous les mecs de l’association, le lecteur a sûrement goûté avec délice ces précieuses paroles pleines de courtoisie et d’attention que nous eussions dégustées et appréciées à leur juste valeur si nous y avions eu droit. En fait de juste valeur, c’est à l’injuste voleur que nous avons eu affaire car à peine étions-nous entrés dans son antre, que le Grincheux m’est tombé dessus à bras raccourcis.
Enfin, je dis qu’il m’est tombé dessus, je devrais dire plutôt que le nain nous est tombé dessus, car je n’étais pas venu seul, mais accompagné du Vice-président et du Premier Secrétaire de l’assoc’, sans savoir à quelle assoc’ on allait être mangé. Notez bien que je dis le nain parce que de tels bras raccourcis ne peuvent appartenir qu’à ce genre de sauvageon, et ne voyez surtout là aucune référence à une quelconque petitesse de cet hobereau suzerain qui manie la matraque verbale et le fouet discursif avec un brio inversement proportionnel à sa capacité à écouter son interlocuteur, ni une quelconque critique vis-à-vis des gens de petite taille et du nanisme en particulier, que celui-ci soit la conséquence d’une pathologie ou un choix de vie personnel.
Toujours est-il que le bedeau avait décidé, ce jour-là, de se montrer petit au point que nous en vînmes à entonner ces alexandrins tirés des Elégies (Acte VIII et demi, scène 13) :
Malgré ces assauts de méchante adversité,
Nous décidâmes de garder la qualité
D’un discours généreux, fidèle, sans artifice
Face à ces viles critiques et autres injustices
Brandies par ce félon avec autant d’estoc,
Nous restâmes authentiques face à notre hôte en toc.
2 Sport en chambre
En arrivant dans le boui-boui de ce philistin, nous étions loin de nous douter que ça allait être du sport et que ce jour là nous allions être sur la zélette au point de subir les affres d’épreuves zéliminatoires dont le résultat était joué d’avance sans qu’au préalable nous eussions été mis dans cette déplorable confidence.
Cependant, je dois avouer avec le recul, celui du temps passé et celui du fusil à mots dont je me sers pour cibler mon discours, que l’une des personnes qui m’accompagnaient avait eu une sorte d’appréhension et m’en avait parlé. Ce membre du bureau avait ressenti, alors que nous étions en route, une sorte de sentiment diffus mêlé de crainte et d’inquiétude alors que rien ne pouvait laisser présager d’une suite pénible. Il avait décrit cette forte impression et l’avait comparée à une vive appréhension qu’il avait eue un jour qu’il se trouvait en vacances et qu’il avait vu les vagues claires mourir sur le sable d’une blancheur rare : une expresse envie de se baigner l’avait alors envahi. Mais au moment de traverser cette étendue de sable d’un blanc presque aveuglant sur laquelle personne encore n’avait posé le pied ce matin-là, attiré par l’écume laiteuse des vagues, seul dans ce paysage immaculé d’une clarté si lumineuse, il ressentit dans le même temps une peur-panique qui l’étreignit et l’empêcha de faire le moindre pas en avant. Il venait de connaître pour la première fois de sa vie, l’angoisse de la plage blanche.
Et c’est parti !…
Apparemment, Antilexis était en pétard : en avait-il fumé un avant de nous recevoir ? Etait-il encore intoxiqué par les vapeurs camées et entêtantes de la lecture du journal d’une femme de chanvre ? Comme on était en Mai, l’achchâchi avait-il décidé de faire ce qui lui plaisait à l’approche du mois de Joint ? Je l’ignore, et même je dirai plus : je n’en sais rien.
En pétard ou pas, toujours est-il qu’il nous a allumés. Sans nous déclarer sa flamme.
Il avait du se gaver de vitamines et de zèles minéraux à être de la sorte, monté sur ressort : je me retrouvais d’un coup quelques décennies en arrière, face au Zèlbulon de mes tendres années. Antilexis était en train de sortir de sa boîte comme un diable. Nous avions cru venir en ces lieux rencontrer un ange porteur de sagesse et de vérité : nous nous illusionnâmes jusqu'à ce que ce diabolo mente.
J’ai pensé que comme il appartenait à une gouvernement de grdoaicthe, du moins c’est ce qu'on prétend, il s’appliquait à nous envoyer sur les roses … Peut-être était-il plein de bonnes intentions ?… ou plein tout court, et beurré comme un petit éLU, ce soiffard capricieux trépignant capable de confondre éthique et éthylique, habitué à passer au bistrot avant d’aller au bureau boire un verre ou deux, d’où sa formule lorsqu’il part de chez lui, le matin, en disant qu’il se rend à son goulot ?
Je compris alors que cet homme qui, par son poste est si proche de ses supporters, devait être difficile à supporter ; on m’avait dit que c’était une pâte : j’en doute, il n’a pas de nouilles. Mais il en est une, c’est certain. Et pour finir avant de continuer afin de poursuivre, je crois qu’au lieu de se prendre pour le GAB, traduisez Grand Annonciateur de Billets, celui qui décide de la subvention et l’apporte : finalement, à bien y penser, il aurait mieux fait de la prendre ou de la fermer plutôt que sans cesse mettre son grain de zèle.
Zéloquent …
Donc, Antilexis avait décidé ce jour-là, de se montrer zéloquent et de ne pas suivre la sagesse populaire qui veut qu’un politique tourne toujours 7 fois sa langue de bois dans sa bouche d’égout. Avec une délicatesse toute marsupiale, pensant que c’était dans la poche, il confondit zélocution et zélectrocution, préférant nous soumettre à la seconde plutôt que véritablement faire preuve d'un semblant de maîtrise de la première. De toute évidence, le courant ne passait pas et une haute tension régnait dans la pièce.
Nous ignorions si c'était là son habitude d'haranguer ainsi ses ouailles et de se prendre pour l’envoyé de l’ultime parousie, toujours est-il qu’il n’en finit pas de prêcher pour sa paroisse en nous servant une tranche de sermon fumeux, comme on dit en Scandalinavie, cette région du monde où, pour vous casser les pieds, on vous cherche des danoises. Le problème est qu’il ne prie plus Sainte Ethique, optant pour le naturel de ses tendances perverses.
Des années yéyé, Antilexis n’a retenu qu’un encouragement rageur à cultiver ce qui n’est pas vrai et à partir du slogan sous les pas-vrais la page (en français dans le texte, NdT), et à rédiger noir sur blanc de faux discours accusateurs. Passez-moi l’expression, celle qui est sur le bureau, là, celle-là, oui, qu’est-ce qu’il a pu écrire comme conneries, depuis, et en dire, aussi ! … Quand, longtemps après, lors d’un congrès soixante-huitard, il fit part de ses réflexions dont on sait à présent qu’elles sont d’un très haut niveau, on tenta de le sortir de sa torpeur et de rectifier cette idée mal assimilée en lui disant que c’était en réalité : sous les pavés, la plage. Il répondit qu’en conséquence, ses discours resteraient vagues. Normal : il était flou à lier. Et on s’est retrouvé sur le sable.
Mais Il avait les moyens de se faire entendre tant cette bourrique savait prendre un ton solânel*. Si on considère l’attitude d’Antilexis à la cour du prince et le retour au galop de sa véritable nature décrite ici qu’il retrouve promptement, on comprend mieux ce que veut dire l’expression Du coq à l’âne, tant Antilexis est capable de sauter de l’un à l’autre avec une belle dextérité.
Peut-être devrait-il envisager un traitement de fond avec des granules de Zèlébore, à base de cette herbe aux racines toxiques et aux propriétés vermifuges, connue autrefois pour guérir de la folie, qui fut employée comme purgatif et pousse sur la rocaille ; ça lui correspond tout à fait. Petite différence tout de même par rapport au minéral : Antilexis, lui, n’a rien dans le caillou.
Pour lui rendre justice, on peut dire qu’à considérer son cas, il n’est nul besoin de présomption : il suffit de l’écouter 2 minutes pour se rendre compte qu’on a affaire à un innocent.
Des zèlucubrations zélégiaques
De ces années jeunes et remplies d’espoir dont on sait qu’il fait vivre même les matraques qui prennent l’air en de telles occasions, Antilexis n’avait par contre pas retenu l’adage yéyé pourtant clair prétendant que sourcil long et idées courtes et persista assidûment à se laisser pousser les cheveux des arcades dont l’auguste mèche, en tresses, lui tombait sur les yeux et même encore plus bas puisqu’il lui arrivait parfois d’avoir un cheveu sur la langue.
Certains de ses collègues disaient aussi un poil dans la main ; faut voir. Ainsi, le Mayor qui lui confia certaines responsabilités, se trompait : en lui accordant sa confiance, il ne voyait pas plus loin que le bout de son niais. Oui, Antilexis, bien sûr. Car encore aujourd’hui, ce dernier ne cesse de le clamer : il milite pour les Droits de l’Homme. Sa logique est simple : comme il considère que l’Homme c’est lui, il se prend tous les droits. Pas mal de Zélus pensent ainsi et se croient tout permis. De même, ces Zélus de moqueurs semblent convaincus que nous sommes tous égaux … c’est sûrement pour cela qu’ils en prennent soin, eux, de leur ego. C’est sûrement pour cela qu’on les appelle égochistes. Le problème est que lorsque les Zélus tirent la couverture à eux-mêmes, le petit peuple se retrouve dans de beaux draps.
De plus, Antilexis prétend posséder la connaissance et dit tout savoir de tous les sujets, ce qui est abusif car il s’en moque bien, de ses sujets. Il fait croire qu’il détient la maîtrise et qu’il a fait le tour de nombreuses questions, méritant ainsi le titre de périmaître* : or, il n’écoute même pas celles des citoyens qu’il reçoit. Intéressé, paraît-il par les grands thèmes essentiels de l’existence, il aime à bathyfoller*, , ce qui, en jargon scientifique, signifie qu’il plonger au plus profond des questions les plus absurdes et les plus folles.
En vain, car cela ne lui a pas réussi de vouloir péter plus haut que son Q.I.
La mouche du coche prend la mouche …
Il profita de sa fermentation cérébro-intestinale pour nous gazer sans la moindre précaution par rapport à l’éventualité d’un retour de flamme, risque d’autant plus présent qu’il a fait de l’auto-allumage tout le temps de cette rencontre. La soupape étant défectueuse, il explosa sans qu’il fût possible de savoir quelle mouche l’avait piqué ni pourquoi. Peut-être se vengeait-elle, la mouche en question, car si le public savait … Ce qui lui plaît le plus chez les mouches, depuis son goût pour l’entomologie, c’est surtout leurs zèles dont il s’est largement inspiré, et aussi dans certains cas les zélytres qui lui font penser à une bonne bouteille et li donnent envie d’aller boire un coup. Sans parler de la ressemblance avec le monde puant des courtisans : vous les verriez voler de-ci-delà, se posant sur leurs délicates petites pattes, s’agglutiner, puis repartant. Ils se croient en odeur de sainteté, mais en réalité, ce sont de vraies mouches à maire, lequel n’éprouve aucun respect pour elles ni pour leur valeur intrinsecte*, ni pour leur capacité de réflexion ni pour leur sensibilité, alors que ce sont des qualités reconnues. Souvenons-nous de celle-ci qui avait perdu son mâle et clamait son désespoir par ces mots simples exprimant la profonde nostalgie de son amour perdu : Avec le taon, avec le taon, va, tout s’en va …
Pour se venger de sa carrière contrariée d’entomologiste, dans son bureau, il menace les mouches lorsqu’il n’a personne d’autre à engueuler et sur qui passer sa hargne de Chikungunya et son agressivité de frelon asiatique. Pour se venger, il utilise une tapette à mouches pour leur faire la bouche en coin. Et les canards en coin-coin. Ainsi, irascible et hargneux, il s’en prend aux drosophiles, colère contre les mosquitos, s’irrite contre les diptères, ne les supporte plus et du coup, passe son temps à engueuler les mouches. Le jour-de notre rencontre, la mouche l’a pris et il a tourné au vinaigre, si je puis dire : il s’emporta et décida de nous prendre pour cible, de bien viser et de faire mouche, puis de voler car ce jaloux envie les cantharides de pouvoir le faire. Et il se mit à voler … à voler à la fois notre temps et notre argent par le biais d’un long et pénible monologue qu’il étala tel un exhibitionniste sous nos yeux horrifiés. Nous voilà donc, bien malgré nous, entraînés par un obsédé textuel cherchant à nous noyer littéralement dans des commentaires tentant de nous faire admettre des divergences idéologiques inacceptables et indignes et, par tous les moyens de nous faire entrer dans cette histoire d’œcuménisme dans laquelle ce chenapan agitait sa verve et l’exciter tout en monopolisant la parole. A considérer son énergie vitale engagée dans l’exercice du discours-fleuve, nous tirâmes la conclusion que cet homme obéissait à son instinct de conversation.
De toute évidence, le satire avait le sens du diablogue.
On m'avait dit de lui que c'était quelqu’un d’entier : je n’avais jamais noté sa parenté avec un bridge … Pour rester sur ce registre odontologique, ce que je peux simplement remarquer et dire, c'est qu'à défaut d’avoir la sagesse, il avait une dent contre nous. Au moins une dent de mégalodon ou de machaïrodus, ou peut-être même de smilodon. Mais sans le smile british.
Un brame cornélien …
Devant tant de conviction, face à une telle détermination exterminatrice de ce prestataire de sévices, nous décidâmes spontanément, sans même nous concerter, de laisser braire le terminator, puisque après tout, il nous recevait chez lui, enfin, dans son bureau municipal, apparemment bien déterminé à faire entendre son brame et nous faire voir ses bois de même nature que sa langue, ainsi et surtout qu’à ne pas nous écouter, ce qui ne pouvait que lui éviter de réfléchir sérieusement.
Il n’allait tout de même pas se laisser emmerder par trois citoyens représentant une mini association comptant à peine une trentaine d’adhérents, mise au ban depuis au moins deux décennies par ses soins et ceux d’autres prédécesseurs parmi les Zélus ! Non mais ! … Sans blague ! Un dictateur ne se laisse pas dicter les choses ! Tout de même !
En plus des mouches, ce qu’il aimait aussi c’était dire : - … dans réfléchir, il y a fléchir … très peu pour moi !
Il avait l’habitude de prendre des mesures, au point que son entourage, craintivement, l’appelait : ‘Mètre’ et lorsque les mesures étaient sévères ou drastiques : ‘Mètre la pression’.
Face à nous, il se mit donc à parler, parler, parler, comme s’il débitait des pages et des pages. Il faut dire que de tous temps, cet homme a été obsédé par la taille de son texte. Visiblement en chaleur, à aucun moment il ne nous laissa la possibilité de lui rafraîchir la mémoire ni de refroidir un peu ses ardeurs qui dans le feu du discours l’amenaient à prononcer des mots à vous faire froid dans le dos, ni encore d’enfin lui redire ces vers tirés des Elégies, Acte 15, scène 3,14 :
Plutôt que vous lancer en palabres futiles
Et que vous perdre en mots tout à fait inutiles
Une chose reste à faire : c’est vous envoyer paître !
Donc, à votre verbiage, mettez un terme, ô Maître !
Car enfin, il aurait pu nous faire une synthèse : on ne l’aurait pas chassé si nous l’avions vu condenser.
Non, non ! En un seul mot ! Je crois … Bien que … Finalement, la bêtise de ses propos a atteint des sommets inimaginables, quasi himalayens. Mais cet Everest de bêtise savait-il qu’il n’était rien de plus que le toit d’immonde ?
3 Quand les opposés se rencontrent
Antilexis continua ainsi de nous agresser la parole et de nous jacasser du sucre sur le dos*, cultivant l’art ultime de savoir associer les opposés en se montrant particulièrement léger en argumentation et lourd à la fois, tant il sut générer une atmosphère pesante.
C’était évident : ce condescendant en chute libre était remonté contre nous.
Et la séance suivit son cours.
Vous noterez bien que je ne dis pas son court sur pattes qui pourrait évoquer une petitesse d’esprit qu’un élu ne saurait afficher ni cultiver. L’affreux me signifia d’entrée, qu’il ne lirait plus mes courriers (sic) et que ce n’était plus la peine que je lui écrive (re-sic), avant de se lancer dans un long monologue monocorde, monotone et mono thymique à faire suinter le marbre de notre beau palais gouvernemental, de pleurs inconsolables et de larmes irrépressibles. Moi qui avais envie que cet élu m’ait lu … pourquoi ne m’a-t-il pas lu ? Etaient-ce les effets de la fièvre liée à une attaque de pas-lu-disme ?
Résultat
Sa secrétaire, les deux membres de l’association qui m’accompagnaient et moi-même sommes restés témoins patients, pensifs et passifs, tant cet aigrefin ne nous laissa même pas l’occasion d’en placer une seule, alors qu’on en avait de bonnes et sûrement plus sérieuses, de cette longue élucubration logorrhéique et généreuse dans la quantité, à peine teintée de nuances sensées, manifestation de la pensée unique dogmatique de petit marquis et pseudo puritaine digne du dernier buveur de piquette infâme au fond du plus sombre bistro des quartiers toulousains les plus reculés et les plus mal famés dans lesquels Sarko lui-même n’irait même pas donner du karcher.
Nous profitâmes donc de cette plage horaire pour rester ainsi, au bord de l'amer, sans savoir a priori qu'on allait se retrouver sur le sable après qu'il eût déblatéré ses propos vagues.
Il se lança devant nous, d’une main leste et d’une langue maligne et habile, dans l’exercice de l’onanisme anonyme ânonnant pour une recherche effrénée et compulsive du plaisir solitaire par une pratique masturbatoire verbale imaginative délirante et extravagante dont le résultat ne fut qu’une espèce d’éjaculation morbide de palabres stériles émise en borborygmes soubresautés dignes d’un incontinent précoce. D’où la gluance de son discours déchargé à longs jets visqueux et sirupeux qui tombèrent à plat, stériles et insignifiants. Au lieu de se limiter à une oraison jaculatoire, il préféra perdre la raison et se livrer à l’éjaculation verbale … Apparemment, il ne risquait plus rien : son assiduité à cette pratique solitaire avec régularité et empressement manuel l’avait déjà rendu sourd et il n’entendit rien de nos remarques pourtant intelligibles. Ebranlés par ces propos, nous n’aurions jamais imaginé entendre ce jocrisse pérorer ainsi et dire autant de stupidités en si peu de temps, ni avoir affaire un jour à un homme aussi fécond.
Oui, en un seul mot. Enfin, ça dépend … Faut voir …
De quoi il s’emmêle ?
J’ai cru un instant que je vivais un cauchemar et mon envie grandissait de lui jeter à la face cette phrase historique : … Ôte-toi de mon sommeil! … En fait, je ne désirais plus qu’une chose alors : qu’on me pince pour qu’enfin je m’éveille et que je ne sois plus prisonnier des bras de morfler … Allais-je devoir à mon réveil tant espéré et désiré, chercher à interpréter ces visions oniriques politico-infernales et pour cela consulter l’illustre Clé des menSonges ? Mais je ne dormais pas du tout. Le bougre avait déjà commencé à jouer, sans le dire, à ce petit jeu puéril nommé pince-mi-pince-moi sans avoir ni l’envie ni l’intention de me pincer pour me réveiller : il nourrissait plutôt l’intention que je me retrouve à l’eau et mon action aussi.
Déjà, qu’il nous noyait de ses propos hideux … et de son flot de bêtises. …
Enfin, bref, comme disait la Pépine. On l’avait pensé honnête, on a cru s'y fier et c’est finalement lui qui nous a cloués sur place. De toute évidence, il a le cuir sur la main et la dent dure aussi : pour peu qu’il ait les canines longues et affûtées, cela explique ses palabres incisives.
Mystères …
Nonobstant cette attente, il continua à rimailler en une rhétorique pipelette acrimonieuse et nous eûmes droit, en prime, en plus des postillons, aux grimaces du primate, ce qui ajouta à cet accueil que l'on peut dire singeulier*.
Le chantre se mit encore à divaguer et lorsqu'il eut achevé de faire l'épître, la sentence tomba, fruit de ses bondieuseries grenouilledebénitiériques (c’est l’abbé chamel qui me l’a dit), inimitable apophtegme exprimant un anathème non mérité.
Ainsi par exemple, a-t-ilusé de l’article 263 du Petit Manuel d’Instruction Cynique (voir ce chapitre) pour accuser le GD d’avoir élu une présidente (en plus il est misogyne, ce con !) venant d’une contrée voisine de la Légasthénie et pas de la Légasthénie elle-même … alors que d’autres associations étaient présidées par des étrangers à la terre légasthénienne …
Racisme ? Ostracisme ? Intolérance notoire ? Misogynie caractérisée ? Délit de sale gueule ? Désordre intestinal ? Je l’ignore, mais peut-être est-il est normal quand on est face à l’amer, qu’il divague …
Rapport qualité-mépris : nul!
En guise de récompense pour notre action menée, nous allions assister à la remise des mépris : au lieu de nous la donner, c'est à la hussarde que le fourbe fier-à-bras reprit notre évanescente subvention dont nous n'allions plus jamais revoir la couleur ; il continua à rouscailler comme un vieux cacochyme égrotant et indisposé. Ce renégat nous avait fait venir dans sa turne pour mieux nous truander et lorsqu’il déballa sa giberne, ce ne fut pas que pour l’exposer à nos yeux ébahis, mais pour s’en servir, tirer et décharger sans retenue. Le questeur était tout à coup devenu chiche, sans la moindre inquiétude ou réflexion casuistique sur sa décision de nous détrousser et de dérober notre modeste escarcelle, ni sur les prébendes des protégés de la clique de la légionnaire qu'il estime beaucoup, lui aussi, mais heureusement pas au point de s'assurer une descendance en sa compagnie … Ceci dit à condition qu'on les ait séparés suffisamment tôt pour qu'ils ne se reproduisent pas. Car en effet, le hobereau et la môme PAF ! s’entendent comme barons en foire et les deux font la pègre. Souvenons-nous du poète et de ses vers libres, eux (Acte -2, strophes -12 à -9) :
Quand ta trogne
Se renfrogne
Tu grognes
Et ça cogne …
Ce prévôt devenu brusquement fesse-mathieu porte en très haute estime l’A6P qui a pourtant utilisé les subventions et donc l’argent des contribuables pour entretenir les clandestins de la Légionnaire. Il trouve ça du meilleur effet. Par contre, plutôt que nous entendre, et à défaut de nous exprimer de la sympathie, il nous a exprimé le liquide dont nous bénéficiions depuis plusieurs années par décision du Vice-Président reconnaissant : Antilexis nous a essorés, il nous a séchés. C’est peut-être normal après nous avoir passé un savon … A nous sécher ainsi, j’ai tout de suite compris que cet homme avait le sens de l’égoutte …
Il nous a escanés comme on dit chez nous, et en a fait sa devise inspirée du modèle américain à peine remodelé à la sauce pathético-zéluo-occitano-légasthénienne : - Yes we escan’ !
Donc, en clair, pas le plus petit escudo pour notre gueule, pas une drachme, pas le moindre schilling, pas une minime sesterce, pas un seul sou vaillant, le tout, je devrais dire le rien, accompagné d’un vherbe* de poissard, d’une attitude irrespectueuse, effleurant l’injure, nous faisant payer je ne sais quoi, ce ne fut jamais dit. Ce fut son dernier mépris, ferme et définitif ; il ne nous restait plus alors qu’à entonner en chœur déprimé sur un ton monocorde et chagriné, la zélégie de feue la subvention et à pleurer toute notre mélancolie générée par le départ des fonds devenus insondables et sans lesquels nous risquions de le toucher, le fond. Nous étions venus discuter de la prime : nous ne trouvâmes que déprime en ce lieu occupé par un chasseur de prime au double statut de pauvre pécheur.
Face à ce souci financier majeur, allions-nous devoir nous transformer en mineurs de fonds afin d’en récupérer ? Ou en coureurs de fonds jusqu’aux fin fond de je ne sais où ? Ou en convoyeurs de fonds pour espérer en récupérer quelques miettes qui pourraient tomber des caisses, ou déguster quelques gouttelettes si c’est du liquide, lors de la livraison des subventions au GAB ? Ou en skieurs de fonds, histoire de récupérer un ou deux bâtons ? Ou encore en aventuriers au regard lointain et cheveux dans le vent, partis écumer à la recherche d’une mer d’écus ? …
Ce jour-là, on a payé le mépris fort, loin d'être avantageux ou modique, je devrais plutôt dire maudique.
Ce qui est remarquable dans cette histoire, c’est le résultat de la politique sociale et de la déficience des acteurs sociaux : que ce pauvre retraité d’Antilexis soit ainsi obligé de nous piquer nos sous pour arrondir sa retraite est proprement scandaleux. Faudra peut-être lui indiquer les coordonnées du SAMU social et des Restau du Cœur …
Souhaitons au moins, puisque ce pingre sans rire n’était pas décidé à ouvrir son coffre et à nous verser de subvention, qu’il nous épargne ses sarcasmes. Toujours est-il que ce jour là, nous nous sommes retrouvés S.D.F., sans denier fixe.
4 Mystères et peaux de bananes …
Car enfin, je me le demande encore, et par cette même occasion, je vous le demande et je le demande aussi aux plus hauts responsables de la SPA et la SFSUA qui pense que puisque le principe d’évolution est bien vrai, on doit pouvoir l’appliquer à tous les animaux et leur permettre l’accès à la formation scolaire et universitaire, organisme dont on sait le goût et le penchant noble et dévoué pour la défense des quadrupèdes et autres tétrapodes, des biptères et des tétra-nageoires, des reptants et des nageurs terriens, batraciens de compagnie et autres dipneustes, comment un élu municipal muni d’un quotient intellectuel même moyen, apte à déterminer que 3 et 2 font 5, du moins je crois, si mes souvenirs sont exacts, si je me rappelle bien de mes cours de Math Spé (mathématiques Spéléologiques : j’étais en dessous du niveau zéro), comment peut-il se laisser aller à tenir de tels propos, en présence de ses murs dont on dit qu’ils ont des oreilles, et de son assistante qui en a aussi ?
Questions … (encore !?)
Comment, donc, poursuis-je, cet homme …
Mais en est-ce un vraiment ? J’en viens tout à coup à douter : c’est, soudain une étrange sensation et un immense trouble qui s’emparent de moi et m’oppressent en cet instant, alors que j’écris ces lignes, générant ainsi une sombre angoisse existentielle au moins semblable à celle ressentie le jour où j’ai compris que le Père Noël n’existait pas.
Oui, je doute et je re-doute dont le catalogue pourra vous être fourni sur demande en contactant directement le service clients par téléphone ou par e-mail : une telle lâcheté ne se trouve que chez les vendus de tous bords, les faux coiffeurs coupant des faux tifs des sport-tifs, ou encore chez des banquiers véreux arnaqueurs de clients, tirant des faux taux, selon un cliché populaire pris au moyen d’objectifs bancaires qui font de nous de pauvres zoomo-sapiens, et avec lesquels ce pontife d’Antilexis tient peut-être commerce dans les milieux obscurs d’une chambre noire.
En dessous de tout …
Comment ce pseud’homme, disais-je et y reviens-je tout en retournant à cette question fondamentale presque existentielle et essentielle dans la problématique démocratique qui nous occupe ici et dont il se fiche éperdument, comment ce manant muni par le menu d’un mono-pouvoir municipal, pouvait-il assurer l’irresponsabilité intempestive de nous voler un droit associatif élémentaire -en l'occurrence une subvention symbolique- et rester autistement indifférent aux communications du citoyen digne de ce nom que je crois être, à moins qu’il ne me considère de la Légasthénie d’en bas, selon une expression raffarine complète, me situant ainsi à la cave de la république, ou encore au trente-sixième sous-sol de celle-ci ?
Comment pouvait-il, comme ça, d’un avis despoto-monarchique non éclairé, on peut même dire sans hésiter, éteint –a-t-il su seulement un jour, où se trouvait l’interrupteur de mise en route de la lumière de son bon sens s’il en a ?- et de façon aussi autoritaire que lorsque sa douce lui dit de ne pas oublier de passer un coup de balai et d’inverser l’habitude d’essuyer la lessive et étendre la vaisselle, faire sauter notre mini-subvention municipale associative comme on le voit faire dans les communes gérées par des régimes d’une autre époque de sinistre mémoire qui prennent la démocratie pour de la foutaise ? Je croyais que ce genre de décisions de priver de moyens d’existence une association légale et sans histoire (contrairement à l’autre, chargée de pratiques de travail clandestin, de licenciement abusif et de duperie des adhérents), n’était connu que du côté de ces contrées lointaines où sévissent les pitbulls de ces partis barbares extrêmes.
L’hirsute, membre de la caste des princes à épiler, avait-il choisi pile-poil de la jouer à pileux ou face ? Et comment ce pseud’homme pouvait-il devenir tout à coup si cupide et grippe-sou pour en arriver brutalement à ne pas vouloir donner la subvention normale ni même prêter simplement l’oreille à nos remarques ? En nous rencontrant, se sentait-il saoûl de ces indignes à ses yeux pour nous estimer indignes de ses sous ? Ou peut-être que son oubli des exactions des Zélus, nommées ici explique que cet homme ayant perdu irrémédiablement, au sens infernal du terme, toute trace de ces événements dans sa mémoire et ne pouvant se rappeler de rien, ne peut laisser les sous venir ?
L’air de rien …
Peut-être trouve-t-il que j’ai l’air trop concitoyen ?… Ou encore qu’à ses yeux, nous étions des moins que rien, en sachant que déjà, pour lui, rien, ce n’est vraiment pas grand’chose …
Toujours est-il que plutôt que donner une subvention il a préféré donner dans le ridicule.
5 Fiat lux
Cela se voit : cet homme porte sur lui, en plus d’un caleçon de couleur pastel, selon les dires de sa vendeuse préférée dont je tairai le nom de la boutique par pur souhait de ne pas insérer de publicité de manière clandestine et inopinée, qu’il possède un sens puissant du raisonnement, et le lecteur notera bien que je ne vais pas jusqu’à dire qu’il résonne (oui, oui, avec ‘é’ et non ‘ai’), mais on n’en est pas loin : en un mot c’est un battant. Il suffit de l’entendre carillonner … C’est un battant au point qu’il clamait à qui voulait bien l’entendre et même si on ne le voulait pas, tant il sait user du gosier pour hurler ses insanités et exprimer avec ses tripes, cette phrase qu’il avait adoptée : Et s’il n’en reste Caen je serai celui-là ! … Il en était tellement convaincu qu’alors qu’il égrainait quelques jours de congé en visite en Espagne, poursuivi par cette idée fixe et pris de remords du fait de ce qu’on raconte de ce premier meurtrier de l’histoire biblique, il s’est arrêté à Cadix parce qu’il voulait absolument rencontrer l’Abel.
Un tel battant, ça se conçoit, n’est pas la moitié d’une cloche. Et n’est pas bête qu’à manger du son. De cloche, bien sûr.
S’il clamait avec ses tripes, c’est avec foie qu’il le faisait, à tel point qu’il hépatait tout le monde.
Lampiste, l’artiste !
A voir ce prince qu’on sort dès le prochain scrutin, on devine derrière sa masse sourcilière, une lueur d’intelligence à faire frémir l’ancêtre de Neandertal, sa sœur et son oncle réunis en conseil de famille, une lueur capable de percer les plus innommables ténèbres, d’illuminer l’ensemble de l’humanité percluse de misères et de pestilences morales, de soubresauts fiévreux et compulsifs, mais capable pourtant, dans le même temps, malgré sa misérable condition, de nourrir un espoir affaibli mais vivant, de voir enfin, un jour, ou peut-être une nuit, près d’un lac où elle se sera endormie, des politiques justes, humains, honnêtes, francs, simples, désintéressés, au service et à l’écoute du peuple qui les a élus, tant au niveau national, qu’à celui mondial, local, et on peut ajouter bocal pour les morues et maquereaux de ce monde des Zélus sans oublier ces immondes têtards frétillants autour d’eux dans l’espoir médiocre et petit d’accéder un jour au statut le plus élevé.
Oui, je sais ce que vous en pensez, cher lecteur : c’est pas gagné, comme on dit en langage populaire mais on peut rêver, et c’est une belle utopie que celle-là, vous vous en doutez, surtout si on considère les dernières élections du Parti …
Mais je ne veux pas remuer le yatagan dans la plaie tant cette situation nous a montré combien les politiques de tout bord, de drite à goauche et de haut en bas, et à tous niveaux de ce pays, ont un point commun sur lequel ils s’entendent très bien : le foutage de gueule du populo basique.
Quel avenir pour le futur ?
Et on n’est pas près d’y arriver quand on voit des ostrogoths comme celui dont je vous cause aujourd’hui ; heureux nos descendants dans x générations qui auront, enfin le loisir de voir ce changement-là, en plus de celui de partir 15 jours au bord de la mer pendant les congés qu’on leur accordera peut-être, à condition toutefois, que les mœurs du dénommé Antilexis ne se généralisent pas, car si au niveau d’une principauté légasthénienne comme la nôtre, on trouve de telles exactions autoritaristes et despotiques, injustes et incontrôlées, alors c’en sera fini de la démocratie (vous voudrez bien m’informer si elle est sortie du coma, en Légasthénie), et ce sera alors une réelle catastrophe.
Cette lueur, donc (j’espère que vous suivez, car je n’ai pas l’intention de me répéter), apte à pourfendre la nuit de l’esprit, à dissiper l’obscurité de la conscience humaine, au point de concurrencer le lampion en terre cuite bleue made in Taiwan à trois euros cinquante chez Prix-Destok’, en vente dès Lundi prochain, stock limité, présente une logique à faire frémir le plus élevé des mathématiciens, le plus doué des schizophrènes même en pleine accélération, le plus einsteinien de jardin parmi les plus grands calculateurs de la planète, le plus puissant des computeurs, ce qui n'est pas un gros mot signifiant stupide maquereau, contrairement à ce qui pourrait s'entendre.
Parlez-lui de lumière et vous verrez son brouillard arriver.
C’est un homme brillant, on l’aura compris, on pourrait presque dire lumineux, possédé du génie, et sans bouillir, SVP (c’est un pote à la mère Denis), sauf quand il se met en colère où là, apparemment, ses capacités fondent et se décomposent comme les actions que mon grand-père croyait sûres au moment de la crise boursière de 2008, lui qui n’avait eu, jusque là, confiance qu’en son bas de laine, ce qui, on en conviendra est bien plus confortable en ces périodes fraîches d’entrée en hiver. Ce bas de laine n’avait rien d’un bas de contention tout juste bon à limiter l’avarice. Objet du désir et de l’envie de beaucoup, il est souvent évoqué, parlé, parfois même chanté. Ce bas de laine, même Jacques Brel l’attendait, le soir toutes les semaines, pour aller manger des frites chez Eugène en prenant le tram 33 …
Une vraie maire …
A se croire ainsi trié sur le vélo, Antilexis se prenait pour un cadre aux responsabilités rutilantes et venait ajouter son grain de selle partout en se pavanant et se montrant, venant ainsi faire la roue devant les uns et les autres et laissant à penser qu’il en connaissait un rayon. Il se croyait parvenu à un degré supérieur : en fait de degré, il s’agissait de ceux pouvant lui faire confondre élitisme et éthylisme En réalité, à considérer ses lumières à lui, générées par une vulgaire dynamo poussive et rouillée, il y a belle lurette qu’il aurait mieux fait de se faire coacher par une équipe de lucioles ou d’aller se coucher tout seul, ou encore d’utiliser des catadioptres.
S’étant payé le Lux d’éclairer suffisamment, au moins pour chercher dans l’annuaire cette Lucy Hall dont il avait entendu parler, avec un peu d’entraînement, il réussit à s’inscrire aux compétitions de vers luisants et remporta de nombreux tournois. IL fut même couronné Lampion du Monde. Cet illuminé, pensant reprendre ce qu’il avait retenu d’un philosophe antique, déclara : Rien de ce qui est lumen ne m’est étranger ! … C’est vous dire la lumière qu’on a la chance d’avoir au Conseil légasthénien.
Antilexis est très apprécié de sa secrétaire qui le bade gentiment, indulgemment et mamantement. Elle le caresse de son regard maternel, voire même mammairnel, de son attitude presque aimante, peut-être même amante, si possible non religieuse si Antilexis veut garder sa tête. Mais l’a-t-il toujours ? … car des illuminés qui ont un pet au casque, comme on dit chez nous, j’en connais (Cf les chapitres La légionnaire, Pépine la Brève, la Maire démontée … Allez ! Je vous fais un package !). De vrais frapadingues.
Sous les boucles enfantines et généreuses de sa chevelure ondulée, les vaches aussi d’ailleurs, dégageant un front légèrement bombé, l’œil pétillant, la lèvre humide, l’orteil en position de départ pour mieux répondre lorsqu’il l’appelle à son fauteuil pour lui dicter un courrier, un chapitre de sa vélobiographie (par simple souci écologique, il s'est toujours refusé à faire son autobiographie) ou encore les éloges de la môme Paf, ou pour toute autre intervention demandant de la précision, de la douceur et du doigté, elle le suit moutonnement, lui, son berger, son montagnard, son pasteur des alpages pyrénéens si proche des cimes intellectuelles et des nuées voluptueuses où il bavarde avec les anges et leur raconte les dernières conneries du moment, lui, son yéti téléphone maison, son pâtre fournisseur de fromages de chèvres élevées en plein air dans sa campagne légasthénienne, ou en Charente ou dans les Deux-Chèvres, lui, son berger qui me fait gerber avec son bâton qui lui sert en adepte convaincu de la politrique*, à mener rudement ceux qu’il prend irrespectueusement et injurieusement pour un troupeau stupide ou une marmaille hébétée de bestiaux béats tout juste bonne à produire et à consommer comme de simples agneaux, lui qui finalement est tout juste bon à brouter l’herbe légasthénienne plutôt qu’à la faire brouter aux autres.
A la croque sel, je vous assure, ça a de la gueule.
A le voir ainsi pacager la pelouse, c’est fou ce qu’il a l’herbette. Mais ce n’est que justice si l’on se souvient de cet extrait hexasyllabique rimé tiré des classiques Elégies, Acte VIII, scène ½ :
… Quand le citoyen paît …
Les Zélus ont la paix
S’il cess’ d’être mouton,
Les Zélus sont bougons.
C’est là que ça se gâte
Pour les delphinocrates
Lorsque leurs jeux pervers
Sont enfin découverts …
Qui se ressemble …
Vous le verriez avec son allure fière et son aspect hautain, marchant la tête haute : c’est un battant ! Même les cloches ont le leur. Il déambule avec son attaché-queso dans lequel il transporte les dits fromages, et arbore son allure frénétique et altière de jeune pâtre dynamique, attendant que, plus ou moins prochainement, dans un avenir plus ou moins lointain aussi peu rapproché qu’il sera relativement moins visible, notre pays soit relié, par TGV, à Ajaccio, ce qui sera un réel progrès pour l’exploitation des fromages de chèvre corses, et permettra à Antilexis de se retirer vers le Phare des Sanguinaires, histoire d’échanger ses lumières à la bonne hauteur et d’être à l’aise dans un paysage aussi vague, plat, déchiqueté et mortifère que son discours d’élu auquel je fais référence, le jour où il aura enfin compris qu’il faut arrêter avec les chèvres depuis que les yé-yés l’ont clamé tout haut : Cabri c’est fini !
Est-ce la proximité des chèvres qui lui a donné envie de prendre notre association pour bouc émissaire ? Ou bien la proximité et la fréquentation durant plusieurs années, de la légionnaire venue trimbaler son képi et son regard bleu acier dont on fait mitrailles et cimeterres, au Conseil légasthénien ? Elle pensait que si elle avait un couvre-chef, c’était bien la preuve que c’était elle la chef. D’ailleurs je dois avouer que d’elle ou d’Antilexis, j’ignore lequel des deux faisait la femme.
Il portait le bouc et la prenait pour sa chèvre en lui susurrant des mots doux comme ‘… ma cabre !’ avec une pointe de tristesse morbide tandis qu’elle l’interpellait amoureusement en lui disant : ‘… mon biquet !’ … On comprend l’ambiance à la maison … en aparté, elle lui disait qu’il puait le bouc et lui se plaignait à qui voulait l’entendre que c’était une vieille bique.
L’histoire pas toujours drôle
Notre baronnet des sports aurait-il quelques attirances tentantes pour les méthodes dures et musclées dans le but d’amputer puis trancher de façon définitive la participation associative méritée et fréquenterait-il les cercles très fermés des partis extrêmes ? Je ne vois d’autres lieux où des décisions comme celles de ce Saigneur (avec ‘a’) des agneaux ont cours, qu’en des contrées lointaines et barbares de l’extrême autre parti, vers là-bas où on juge, condamne et exécute en un seul temps et un seul mouvement, ce qui est, et c’est là l’énorme avantage, reconnaissons-le, un réel gain de temps
D’ailleurs, voyez comme l’histoire contemporaine est riche d’exemples auxquels les politiques de tous niveaux peuvent et savent se référer : Pinochet, à l’allure si … comment dire ? Si aimable et qui a tant séduit la Légionnaire, Ceaucescu, au regard si … comment dire ? Si aimable, et qui sert de modèle à nombre de Zélus, Saddam Hussein, à la poignée de main si … comment dire ? Si aimable, et dont s’est largement inspiré Antilexis. Tous ces mentors des Zélus s’embarrassaient-ils de prendre le temps de juger prudemment et justement ? Que non, que non ! Ils ont montré aux pays civilisés qui n’ont pas manqué de les imiter, Légasthénie comprise, toutes tendances idéologiques confondues (je me suis toujours demandé ce que le radical logiques venait faire dans ce mot lorsqu'on voit comme le fait Antilexis que l'idéologie politico-despotique brime l'humain …), qu’il est beaucoup plus économique d’expédier les uns et les autres sans les entendre et de rentabiliser l’échafaud, qu’il est beaucoup plus facile de sanctionner aveuglément l’accusé sans l’entendre, tout en se gardant bonne conscience d’une décision considérée comme juste, accompagnée d’actes perçus comme tout aussi justes … D’où cette expression devenue courante chez certains Zélus : l’échafaud c’qu’il faut ! Mensonge ! Mensonge ! … comme disait Mitterrand en 1981 à son challenger sortant avant son Au revoir ! … mémorable.
Cours d’Instruction Cynique
Sur ce point, Antilexis a apparemment été à bonne école, d’abord en appliquant à la lettre les leçons tirées de son Cours d’Instruction Cynique à l’usage du petit despote, celui-là même qui inspire tant de Zélus en manque d’idéal humaniste et qui a su faire des émulets*, tant ses émules sont devenus de vrais bourricots. Il s’applique à lire, alors qu’il s’abstient de le faire pour le courrier des citoyens légasthéniens, les œuvres magistrales de ces illustres inspirateurs nommés ci-dessus qui ont su faire expirer tant de leurs contemporains et servir si bien la cause des politiques autoritaristes. D’où l’immense fan-club qu’ils entretiennent sans effort dans le monde, dont Antilexis qui reconnaît comme majeures les œuvres de ces personnages qui auront marqué l’histoire à l’encre des veines de leurs victimes : Comment gérer aisément les problèmes humains, de Ceaucescu, Salautations distinguées, de Pinochet, ou encore Gouvernez libres, de Hussein, rédigé en partenariat avec sa dame.
On comprend mieux qu’Antilexis ait adopté une façon de faire si … Comment dire ? … Si aimable …
Mais c’est, soudain une étrange sensation et un immense trouble qui s’emparent de moi et m’oppressent en cet instant, alors que j’écris ces lignes, au moins semblables à ceux ressentis le jour où j’ai compris que … mais je crois l’avoir déjà dit. C’est un drôle de sentiment qui me fait me demander, et j’espère pouvoir un jour y répondre, si cela mérite qu’on l’appelle façon de faire, tant cela ressemble à une contrefaçon … une malfaçon … Comment nommer l’innommable ?
Penchons-nous encore une fois sur les pages bienvenues de notre petit dictionnaire si apte à faire ce dont les Zélus sont incapables : donner du sens. Voyons un peu : une malfaçon se définit comme une imperfection, un défaut, une défectuosité d'un travail mal exécuté tandis qu’une contrefaçon est plutôt une copie frauduleuse, une imitation qui peut être très bien faite et sans défaut apparent … Et je sens mon lecteur en train de penser, mais oui, c’est bien cela, les Zélus : ils sont les deux à la fois … Si j’ajoute que ces exactions des Zélus ont été inopportunes et fâcheuses pour le bon fonctionnement associatif démocratique et que cela a généré beaucoup de tort, ce fut malencontreux … Nous parlerons donc de malcontrefaçon pour résumer parfaitement l’ensemble de ces éléments. Je reprends donc, et dénonce cette malcontrefaçon de faire qui est un excellent moyen d’abuser du pouvoir, et non pas d’en user comme il se devrait, je veux dire avec bienveillance pour le peuple, compréhension et j’oserais presque le mot d’affection … Je pense que le lecteur sera d’accord avec cette idée.
Affection ou infection ?
Il est ainsi, des gens qui, incapables de se faire aimer, adeptes du slogan Touch’pas à mon despote ! … alors qu’il n’y a rien de plus simple puisqu’il suffit, pour un politique qui se respecte –mais la question est peut-être là : les politiques se respectent-ils ?- de se montrer juste, humain, honnête, franc, simple, désintéressé, au service et à l’écoute du peuple … mais je me répète encore une fois, et qui préfèrent mettre le peuple aux fers et faire le choix de se faire (ça fait beaucoup de /fer/ dans cette affaire qui sent la rouille), de se faire détester ou même haïr par les autres pour lesquels, d’ailleurs ils n’ont aucune considération, et, au lieu de choisir de se faire apprécier, et de déguster les caresses morales d’un peuple heureux d’être bien administré et bien gouverné aujourd’hui en bénéficiant des enseignements d’hier, préfèrent les lendemains sur la gueule.
C’est ce qui explique peut-être que, selon ses propres déclarations faites le jour de cette rencontre de Mai 2005 dont je vous cause, rencontre mémorable tant la rime pas seulement facile me fait dire qu’elle ne fut même pas passable mais minable, ce qui explique peut-être, donc, j’espère que vous suivez toujours, pourquoi Antilexis n’aime ni les anciens combattants comme il l’a clairement annoncé et annoncement claironné, ni le concitoyen que je suis.
Lui, c’est un citoyen et un battant, mais pas cloche, bien qu’à mon goût, il résonne plus qu’il ne raisonne. Je garde précieusement l’intention non réalisée de le faire nominer pour l’attribution d’une médaille ou de tout autre distinction.
A la lumière de ce qui précède, on comprend mieux le raisonnement des Zélus : pourquoi s’empêtrer dans des complications exigeant de comprendre avant de trancher, et pourquoi prendre position après réflexion et pas avant et, finalement, pourquoi pas sans ? Autant trancher de suite sans attendre et ne perdons pas de temps : telle est l'éthique d'Antilexis dont il est fier, au point d'avoir donné l'idée à un président connu, je crois du moins, d’éjecter les juges d'instruction. Mais il n’est pas le seul : d’autres Zélus avaient déjà vulgarisé et généralisé cette pratique consistant à prendre une décision à l’encontre d’un citoyen sans l’écouter et même sans le rencontrer. Ils confondent l’éthique et les triques pour nous mener à la baguette qui n’a rien de magique. Il est vrai qu'instruire est plus long, plus laborieux, plus compliqué et moins expéditif et aussi moins facile que détruire qui est préférable à instruire pour Antilexis dont la culture littéraire se limite à ce vers à peu près shakespearien : Paître ou ne pas paître … that is the question !
Cet Antilexis, un vrai penseur en herbe !