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      Une centaine d'articles de presse de 2006 à 2009 ...


Durant deux années et demie, de 2006 à 2009, correspondant de presse, à ce titre, j'ai rédigé chaque semaine, un article pour le journal La Voix du Midi. Voici la liste complète des articles et une sélection de quelques uns d'entre eux.

Cette activité d'écriture, particulière et exigeante, m'a amené à rencontrer des personnalités impressionnantes, touchantes, sincères, profondes, authentiques, toujours passionnées.

Bonne lecture.

Quelques articles parus entre Septembre 2006 et Janvier 2009 ...

Liste des titres des articles parus de 2006 à 2009 ...

 

Colonne de Colomiers, La Voix du Midi, 2006 à 2009

2006 

·          1 octobre : Des associations actives
·          vendredi 27 octobre 2006 : Naissance d'une crèche en avance sur son temps
·          9/11 : Une documentaliste engagée pour une cause mondiale 
·          16/11 : Dames de cœur contre un fléau planétaire 
·          23/11 : Bruno Loth dessine depuis toujours 
·          30/11 : De la terre naissent les sculptures de D Isnard 
·          7/12 : Une culture du Yoga 
·          14/12 : Les compagnons du Tour de France 
·          L’encre vive d’Edmond Baudoin

2007

·          4/01 : Michèle Fau à l’écoute des entreprises 
·          11/01 : Une exposition surprenante d’A Durand Gasselier 
·          18/01 : Le monde fabuleux de la nature … 
·          25/01 : Balade le long des œuvres de Fabé 
·          1/02 : Forum : le B-A-BA du bien vivre 
·          8/02 : Les maisons de quartier au service de tous 
·          15 février : Les couleurs de Louise Danflous 
·          22/02 : Colomiers championne du bien-vivre 
·          27 février : Jean Bordenave a 35 ans de métier dans le deux-roues à moteur
·          1/03 : Un week-end sous le signe de mars 
·          8 mars : Une affaire sérieuse (le conseil Municipal Jeunes)
·          15/03 : Les moteurs n’ont aucun secret pour lui
·          22 mars : Nouvel an iranien
·          22 mars : Des aides sur tous les fronts ; contre la précarité et la pauvreté : le secours populaire a de quoi faire.
·          29 mars : La grande fête de l’an neuf iranien 
·          5 Avril : 40 ans d’esprit d’équipe ; 40 bougies pour l’USColomiers Cyclo
·          12 avril : La voix de la non-violence
·          19 avril : Colomiers à l’écoute de la jeunesse
·          26 Avril : La créativité explose à la Bibliothèque municipale
·          27 Avril : Anne Herbauts, auteur-illustratrice favorise l’approche ludique du livre.
·          3 Mai : une approche ludique du livre 
·          10 mai : Une ville à la campagne 
·          17 Mai : Le Mai photographique : temps et temporalité 
·          24 Mai : Une nouvelle stratégie fiscale Dès 2007, une baisse fiscale pour tous.
·          31/05 : Printemps lumineux à Colomiers 
·          7 Juin : Les méfaits de la densification urbaine dans notre cité ??
·          14 juin : Les enfants, la langue et la paix
·          21/06 : Plus de 7000 licenciés 
·          28/06 : Au service de la formation et de l’insertion 
·          12 juillet : Comment favoriser les déplacements à vélo ?
·          19 juillet : Le coup de sang du collectif Non aux Portes de Gascogne. A Colomiers, la sagesse humaniste s’oppose aux profits financiers.
·          31 juillet : contre la maladie 
·          2 août : Message d'espoir contre la mucoviscidose.
·          9 août : Des vacances rêvées pour nos jeunes
·          ??? = ? 3 Août : Après avoir amené les jeunes de 14 à 17 ans
·          23/08 : distrayantes stries en strates 
·          30 août : Ça sent la rentrée … Le grand battage de la rentrée
·          6 septembre : Un exploit pour une noble et grande cause
·          13 Septembre : La discipline au service de la beauté
·          20/09 : Amnesty International discrète et efficace
·          17 Septembre : Colomiers Une documentaliste engagée pour une cause mondiale 
·          24 septembre : un vrai travail d’équipe (Le périple de Gaëlle et Laurent)
·          4 octobre : Avec Gérard Marty, « elle dit, elle dit … »
·          11 octobre : Le label « Qualiville » 2007
·          18 octobre : Souvenirs lointains : Jacqueline Kessas maîtrise les jeux d’ombre
·          25 octobre : La semaine de la Sécurité Routière
·          13 Décembre : Quand seront-elles reconnues ? Les aides à domicile en colère
·          20 Décembre : La lumière s’expose à Colomiers

2008 

·          3 Janvier : Vent de culture à Colomiers
·          10 Janvier 2008 : Bernard Pras fait éclater les limites 
·          17 janvier 2008 : Une longévité tonique ; l’assemblée de Darshana Yoga
·          24 Janvier : Les vœux annuels
·          31 Janvier : De vrais champions 
·          7 Février : Une solidarité vraie
·          14 février : Une exposition hors du temps
·          27 Mars : La part d’ombre d’Elisa Martin-Pradal 
·          3 Avril : 6ème édition de la soirée de l’espoir
·          10 Avril : Laurent Audoin gentleman dessinateur
·          10 Avril : Les portes du silence de Max Mitau à Tournefeuille : une profondeur rare.
·          17 Avril : Festival l’Art du Jeu de Colomiers
·          24 Avril : 4ème concours Colomiers fleurie
·          1 Mai : La ferme du Perget rajeunie 
·          7 Mai : Un patrimoine à découvrir
·          15 Mai : Relief et finesse à l’expo Léo-Lagrange
·          22 Mai : Les Journées Nature 
·          27 mai : Pibrac à l'heure indienne
·          29 Mai : Les Sphères sidérales à Colomiers
·          5 Juin : L’apprentissage à l’honneur
·          12 Juin : Une belle exposition de peintures à la FAC
·          19 Juin : La Fête de la Musique
·          24 Juin : La Saint-Jean d'été à Colomiers
·          18 Septembre : La beauté était au rendez-vous
·          25 Septembre : Nathalie Paradis expose
·          2 Octobre : Un projet artistique de préfiguration
·          9 Octobre : Démonstration d’aquarelle au 36ème salon d’automne
·          16 Octobre : Stage d’aquarelle
·          23 Octobre : Un pro de la BD à Colomiers
·          30 Octobre : Bouger pour la santé
·          2 Novembre : Brocante d’Automne au Hall Comminges 
·     
     6 Novembre : Roulez en bus, roulez gratuit
·          13 Novembre : Une brocante à succès
·          20 Novembre : De beaux matous vous attendent 
·          27 Novembre : Un salon de la BD bien pensé
·          4 Décembre : Une sculptrice reconnue à Blagnac
·          4 Décembre : Ce week-end : marché de Noël à Colomiers 
·          14 Décembre : S Engrammer au Centre d’art contemporain

2009

·          1er Janvier : La culture en partage 
·          8 Janvier : Une année artistique qui commence bien 
·          15 Janvier : Colomiers : un aménagement bien pensé
·          22 Janvier 2009 : Cette originalité qu’on nous envie

 

Louise Danflous expose à Colomiers, 13 Février 2007 ...

mardi 13 février 2007 06:15:00

Louise Danflous expose à Colomiers

Elle peint lorsque nous avons besoin de lumière et ses toiles nous la donnent. Louise Danflous crayonne depuis l'enfance, et même à cette époque, elle le faisait tout le temps. Au CES, elle créait déjà des bandes dessinées : elle en fait toujours un peu, ainsi que des caricatures. Puis, au lycée St Sernin, elle a fait connaissance avec les Arts plastiques et la déco. Sa formation d'éducatrice spécialisée l'a amenée, à nouveau à toucher à la création. Enfin, lorsqu'elle a été titularisée dans un établissement spécialisé, elle a été chargée de l'animation de l'atelier d'arts plastiques, durant une année, et a ainsi accompagné, en particulier, le travail de création sur la terre, la cire à bougies, et d'autres travaux manuels, en fait tout ce que les enfants handicapés pouvaient créer. Elle conserve de cette expérience sur la matière, qu'elle aime et qu'elle apprécie de travailler avec les mains, le goût de l'épaisseur qu'on retrouve dans ses oeuvres.

Louise Danflous travaille avec une règle ou un bout de bois, ou un couteau, une truelle, en fait, tout ce qui peut l'aider à arriver à ce qu'elle veut, et peut aussi se servir d'autres supports, si elle n'a pas de toile : bois ou polystyrène font l'affaire.

Elle travaille surtout les couleurs, toutes les couleurs. Si elle préfère le bleu, le vert et l'orange, elle utilise très peu le noir dont elle se sert juste pour révéler et relever les autres couleurs.

Elle travaille surtout par temps gris, ce qui lui donne envie de donner de la couleur. C'est pourquoi elle peint surtout de l'automne jusqu'au mois de février. Louise Danflous ne crée jamais au printemps, ni en été.

Devant sa toile vide, elle n'a pas d'idée précise, mais pose les couleurs en premier. Elle ne calcule rien et se laisse aller à l'inspiration presque pulsionnelle : il faut que ça sorte, car ça la dépasse, ça s'impose. Consciente que l'inconscient est là, elle peut ainsi créer deux ou trois toiles en une soirée, lorsque l'inspiration est là, car Louise Danflous peint surtout le soir, mais peut connaître des périodes sans inspiration. En effet, quelquefois, "rien ne sort", et c'est difficile à vivre. Si le résultat n'est pas bon, il est jeté.

Lors de sa première exposition, elle a vendu une toile, ce qui n'a pas été facile, mais elle sait ses acquéreurs contents et les revoit régulièrement. Des 100 toiles crées en 6 ans, celles exposées ici ont un an d'âge, et ne sont pas les mêmes que celles présentées en 2004 à L'Isle-Jourdain.

Ne manquez pas cette exposition : vous y aimerez la "Canopée" et ses vagues de vert tendre et d'orange lumineux, "Evulsion" et son jaillissement transparent sortant d'un cratère noir bordé de jaune brûlant. Vous contemplerez "L'oiseau ignicolore" et son œil bleu tendre, "Le dauphin" et la fine dentelure des coquillages évoluant dans l'océan gris finement coloré. Vous goûterez "Brumes automnales" et ses rais de lumière, ou encore "Silence Alpin" et ses sommets laiteux et clairs dans un bleu du ciel de fin de jour

Artiste discrète, Louise Danflous a un rêve : inventer une couleur qui n'existe pas, et lorsque vous croiserez son regard, vous comprendrez la beauté de ses toiles.

GE Leininger

Le Secours Populaire, 4 Février 2008 ...

4 Février 2008

Une solidarité vraie

Vendredi 1er février 2008 dernier, à 18h30, le Secours Populaire de Colomiers recevait son président national, Monsieur Julien Lauprêtre et de nombreux invités pour fêter l’inauguration du nouveau local du comité de Colomiers, 4 allée de Sisteron, dans la zone Enjacca, pas très loin de l’endroit où il se trouvait précédemment.

C’était aussi l’occasion pour Monsieur Julien Lauprêtre et son équipe locale, de lancer la nouvelle campagne de collecte « Don’actions », qui entame ainsi son dixième anniversaire. L’argent collecté lors de cette campagne, est utilisé par le Secours populaire afin de faire face aux différentes dépenses permettant aux bénévoles de poursuivre leurs actions de solidarité.

Joie, espoir, réconfort

M Lauprêtre saluait à l’occasion de ce grand soir de joie et de réconfort, le travail difficile des bénévoles (ils sont 80 000 en France), dévoués, grâce auxquels les bénéficiaires pourront maintenant venir dans des locaux bien agencés et clairs. L’avantage est de regrouper ici toutes les réponses : alimentaire, culture, vêtements. Les acteurs présents sur le terrain sont de toutes opinions et croyances et ont un but en commun : toujours faire mieux et plus. Il faut ajouter à leur action, la participation de la municipalité, les personnes salariées dans d’autres lieux, et qui viennent donner un coup de main, et aussi certaines entreprises qui participent à l’action du Secours Populaire. Si les dons ont un peu diminué, le nombre de donateurs, lui n’a pas fléchi. M Lauprêtre salue cette générosité toujours présente qui va permettre de mener à bien les projets en cours, comme la chasse aux œufs de Pâques, la collecte de jouets avec certains clubs sportifs, la campagne « vacances », la fête du 15 Août, tout en faisant le triste constat suivant : il y a de plus en plus de travailleurs qui se retrouvent dans la pauvreté (environ 15% qui viennent ici). Et aussi, il y a les jeunes, les étudiants, les familles monoparentales, et les retraités qui, souvent dans l’isolement, sont de plus en plus touchés par la pauvreté et qui ont ainsi recours au Secours Populaire. La situation est telle qu’un cahier « Le dire pour agir » est en préparation, pour permettre à chacun d’exprimer ses doléances, de dire ce qu’il vit, de témoigner, et de lancer un véritable cri d’alarme, face à cette situation sociale qui empire, aussi bien en milieu rural que dans les villes.

Secours Populaire, 4 allée de Sisteron (zone Enjacca), Colomiers. Téléphone : 05 61 78 49 64.

GE Leininger

Cette originalité qu’on nous envie, 18 Janvier 2009 …

18 Janvier 2009

Cette originalité qu’on nous envie …

Seconde ville après Toulouse dans le département, bien qu’elle soit une grande ville, Colomiers connaît très peu de problèmes de circulation. La raison ? une organisation de la ville bien pensée.

En 1955, le constat était le suivant : Colomiers devenait la banlieue ouvrière des usines toulousaines d’aviation. Privilégiant la fluidité de la circulation ainsi que l’harmonie, le plan d’urbanisme prévoyait dès les années 60, une voie autoroutière à grande circulation, la première de la région, avec ses bretelles et nœuds de raccordement, les voies de ceinture des grands quartiers  et d’accès aux zones industrielles, les routes et allées séparant les petits quartiers raccordant ces derniers aux voies d’accès principales, les chemins et allées d’accès aux habitations, et enfin, les cheminements pour piétons . Depuis peu, les voies pour deux-roues sont installées. L’organisation des boulevards en trèfle délimitait ainsi les quartiers autour d’un centre, et leur assurait d’être reliés entre eux par des carrefours giratoires : les fameux ronds-points de Colomiers, laquelle se distingue par l’absence de feux rouges, ce qui est très appréciable lorsque la ville passe de 10 000 habitants en 1967, à 20 000 en 1975 et à plus de 30 000 maintenant.

Petit-Prince, Egalité, Laïcité, la Paix, Rêve de l’enfant …

Pendant longtemps, la priorité étant à droite, les ronds-points seront atypiques et comme quelques rares lieux en France, la priorité sera donnée aux boulevards, et non à l’anneau. En 2001, une étude est menée, intégrant divers paramètres : augmentation des flux, renforcement des transports collectifs, itinéraires piétons et cyclables ainsi que les quelques blocages survenant aux heures de pointe … De plus, la situation se complique du fait que sur les 65 giratoires, 8 sont déjà à priorité à l’anneau, ce qui peut dérouter aussi bien les automobilistes de passage que les Columérins eux-mêmes.

Ronds-points du Petit-Prince, de l’Egalité, du Bonheur, du Soleil couchant, de la Fraternité … C’est à l’initiative du Conseil Municipal Jeunes  que les ronds-points portent des noms significatifs. C’est ainsi que vous retrouverez les ronds-points de l’Humanité, de la Laïcité, de la Paix, de l’Amitié … Autant de valeurs auxquelles nos jeunes Columérins ont été sensibles au point de les intégrer dans les dénominations de ces particularités columérines qui facilitent tant notre circulation quotidienne : ronds-points de l’Amour, de l’Oiseau blanc, de la Liberté, des Droits de l’Homme, de la Solidarité, du Rêve de l’enfant …

En plus, le plaisir réel qu’offrent à la vue les paysages particuliers de chacun de ces giratoires, s’ajoute au bonheur de circuler dans de bonnes conditions.

GE Leininger

Nathalie Paradis expose à Colomiers, 22 Septembre 2008 ...

22 Septembre 2008

Nathalie Paradis expose à Colomiers

La peinture à l’huile c’est bien difficile, mais c’est bien plus beau que la peinture à l’eau, c’est ce que prétend la comptine. Mais est-ce justifié ? On prétendra que cela dépend des goûts des uns et des autres ; mais il suffit de venir contempler l’exposition de Nathalie Paradis, Animatrice en arts plastiques, à Colomiers pour se rendre compte à quel point l’aquarelle est belle, douce et forte à la fois, expressive et vivante.

Il a déposé son sac et sa veste sur le banc et s’y est assis : son regard et sa main se tendent vers quelques colombes espérant quelques miettes ou graines qu’il semble leur donner. L’atmosphère est paisible et laisse entrevoir une sorte de complicité, d’un instant et éternelle à la fois, entre le jeune homme et les oiseaux posés là, sous de puissants arbres protecteurs. Plus loin, un enfant dort, posé sur le ciel blanc légèrement azur et semble flotter dans une paix magnifiquement sereine. Combien de beautés et de laideurs ce vieux regard bleu a-t-il dû voir ? Et cette moustache fine au-dessus d’une longue barbe blanche encadrant une bouche qui a dû dire bien des choses et goûter à la vie, souhaitons suffisamment, lorsqu’au déclin des ans, la forme de l’être est marquée par le temps qui passe. Sur un muret de briques aux couleurs incertaines, trônent quelques pots plus ou moins bien emboîtés, plus ou moins ébréchés, dégarnis, dans une végétation de branches, de plantes, de feuilles et d’herbes dont la nature elle seule, connaît le secret du désordre.

Le temps …

Là-bas, un pont de bois clair rustique enjambe une rivière calme au bord de laquelle de nombreux roseaux courbent leur coiffe sous le vent léger, tandis que quelques arbres dressent leurs couleurs variées presque automnales vers le pur bleu du ciel que quelques nuages blancs séparent de la puissante montagne. Dans La Romieu, ravages du temps, les couleurs chaudes du cloître contrastent avec le jardin frais et ombragé autour duquel il tourne, laissant au visiteur l’impression des nombreux siècles écoulés, tant l’architecture a pu souffrir des ans et a abandonné au temps qui passe, quelques volutes de pierre dont l’absence, remarquable dans cet équilibre de pierre et de végétal, situe ce cadre en dehors du temps.

Côté jardin, on voit bien qu’elle a vécu, cette vieille masure dont le mur laisse apparaître  les pierres et dont les contrevents semblent résister, imperturbables, au temps et à ses infatigables assauts. Un escalier mène vers une porte, sous une arche de verdure, tandis que quelques plantes déposées tout le long du mur, encadrent une porte hospitalière où on se sent le bienvenu.

A ne pas manquer. FAC de Colomiers (près de la piscine), du Lundi au Vendredi.

GE Leininger

La sagesse humaniste s’oppose aux profits financiers, 17 Juillet 2007 ...

mardi 17 juillet 2007 15:13:00

A Colomiers, la sagesse humaniste s’oppose aux profits financiers.

Sagement nommée Association Présence des Terrasses de la Garonne, cette association de lutte contre l’excès du capital est plus connue sous le nom de Collectif citoyen NON aux Portes de Gascogne qui a présenté 13 000 signatures contre cette idée folle. Les Portes de Gascogne ? C’est un projet pharaonique de centre commercial (comme s’il en manquait dans cet espace situé entre Colomiers, Plaisance, La Salvetat et Tournefeuille) qui compterait 28 grandes surfaces sur 12 000 m2, 138 boutiques et plus de 6 000 m2 de restauration. Printemps à lui tout seul couvrirait 7 150 m2. L’ensemble couvrirait 66 000 m2 de surface commerciale, sans compter les parkings, les couloirs et les espaces libres.

Ce projet ambitieusement inhumain de l’hypercentre le plus grand d’Europe, a révolté les populations locales qui grossissent l’association de jour en jour, d’autant qu’il est tout à fait inutile et nuisible. Inutile, car il y a dans nos cités de l’Ouest toulousain, tout ce qu’il nous faut en terme de commerces. Inutile car il y a suffisamment d’enseignes à Colomiers, Plaisance, Tournefeuille, La Salvetat. Nuisible parce que ce projet dément cassera le lien social en favorisant l’anonymat et l’individualisme, et sonnera la fin de petits commerces locaux. Nuisible parce que s’il promet la création de 1800 emplois, c’est en oubliant de dire qu’il y a souvent simplement un déplacement de ces emplois sur une autre zone, qu’ils sont souvent à temps partiel. Nuisible aussi du fait de deux grandes études menées en France par J Borthorel et P Sassier, qui démontrent que dans les 5 années suivant la réalisation d’une telle structure, chaque emploi prévu en supprime 4 autres dans les 5 ans, car la suppression d’un commerce entraîne une série de réactions en chaîne et la disparition progressive d’un bon nombre de services rattachés. Nuisible encore, car au plan écologique, il entraînerait un flot de plus de 20 000 véhicules par jour. Nuisible enfin, car il sera impossible de récupérer les 12 000 m3 d’eau empêchées de s’infiltrer par le béton et le bitume, d’autant que le terrain, sur cet emplacement, a déjà quelques problèmes d’absorption de l’eau.

La réalité est seulement financière : ce groupement d’investissement américain Simon Ivanhoé, promet à ses actionnaires de solides dividendes, sans tenir compte de l’impact local des structures envisagées.

Beaucoup de Columérins sont engagés dans cette lutte, aussi bien des particuliers que des commerçants bien conscients que c’est leur gagne-pain qui est menacé par de ridicules questions de profits financiers qui seraient ainsi faits sur leur dos.

Sur ce grave problème, un film est en préparation suite à l’émission radio du 15 Juin dernier, et de grandes manifestation sont prévues dès la fin de l’été : reprise des réunions à l’Utopia de Tournefeuille, chaque 2ème Mercredi du mois, à partir de Septembre ; Mardi 18 Septembre, Assemblée Générale à la Maison des associations de Tournefeuille, et le Samedi 20 Octobre, à 11h, manifestation à Plaisance.

Toutes informations : Progreso Marin : téléphone : 05 61 86 99 62 mail : progreso.marin@wanadoo.fr et blog : collpg.blogue.ca

GE Leininger

"Les portes du silence" à Tournefeuille : une profondeur rare, 6 Avril 2008 ...

6 Avril 2008

« Les portes du silence » à Tournefeuille : une profondeur rare.

En nous, il y a tout cela … Les ténèbres lumières d’où jailliront la vie … et la lumière se fraie un passage difficile mais bien présent et déchire la noirceur métallique des tableaux étonnants qui s’offrent à notre vue, au travers de ces portes fermées, surchauffées, translucides cachant des secrets intimes, tout en s’ouvrant sur l’universel en lien avec notre mémoire collective qui nous fait voir cette œuvre comme si on l’avait toujours attendue, voire souhaitée.

Un petit film de 10 minutes environ, avec de magnifiques images, des textes et une musique choisis, permettra au visiteur de voir Mitau à l’œuvre dans son antre où une étrange alchimie se fait, à partir des matériaux de la nature. Il dépose d’abord une large couche de peinture basale, avec douceur et précision, puis plonge les mains dans les pigments qu’il étale sur ses œuvres : … les mains sont offertes par Dieu … elles sont un instrument extraordinaire … il n’y a pas mieux pour mélanger les couleurs … Il pétrit la terre qui se mêle à la couleur de la toile : la couleur s’efface et laisse place au métal. Il patine le pigment sur le noir qui se fond et devient un bronze : ainsi, le pigment devient matière. Puis le calme se rétablit …la tempête est passée …

Vulcain est là …

Sur le bleu il étale du rouge et obtient un splendide violet. On assiste alors à la métamorphose de la matière. Des couleurs de feu apparaissent … Un cratère naît avec ses braises incandescentes. S’il avoue presque modestement que … ce n’est jamais que de la cuisine …, cet homme qui peint comme les premiers hommes depuis l’âge de 9 ans, manie la forge et travaille le fer. L’objectif est là, d’aller toujours plus loin dans cette force qu’a le métal, et cette force qu’a le temps de l’oxyder, de le faire souffrir …Vulcain est là, maître de la matière … et repousse toujours plus loin les limites … Artiste, tu n’as peur de rien …

On ressent un travail intérieur intense et profond ; il le dit lui-même : … quelque chose qui vient de loin … c’est enfoui … faut que ça sorte … Il va chercher loin son inspiration, et la reconnaissance est bien là pour cet homme qui expose aussi bien dans des salons ou espaces d’art en France et à l’étranger, qu’en des lieux rares et privilégiés : églises ou basiliques, châteaux … C’est un … retour à l’essentiel, à quelque chose de premier…, dit un commentateur, qui poursuit : … on est là dans des questions essentielles, fondamentales.

Le vœu de Mitau nous accompagne lorsqu’on le quitte : Que la lumière des tableaux vous accompagne le plus loin possible dans l’existence

« Les portes du silence », jusqu’au 26 Avril, Médiathèque de Tournefeuille

GE Leininger

Une sculptrice reconnue à Blagnac, 24 Novembre 2008 ...

24 Novembre 2008

Une sculptrice reconnue à Blagnac

Les promeneurs du week-end ou de la semaine la connaissent bien : elle se tient là, assidûment, à travailler ses pierres, quel que soit le temps, avec patience et assiduité, se laissant à peine distraire par les passants surpris de voir Josette Martin, sculpter la pierre dans la campagne agricole blagnacaise. Premier prix 2008 au Salon des artistes hospitaliers de Midi-Pyrénées en Octobre dernier, elle n’en est pas à son coup d’essai : après avoir touché à la  poterie au Mirail où en cherchant à faire des choses qui ne se font pas dans ce monde plutôt masculin, elle est parvenue à se faire accepter, elle a ensuite sculpté la terre à Blagnac, avant de venir régulièrement, depuis 1997, travailler sur sa pierre, durant de longues heures, aux 15 sols, sur le chemin des Ramiers à deux pas de la Garonne.

Une artiste plusieurs fois primée

Ce premier prix qu’elle a reçu à l’Hôtel-Dieu, est une vraie reconnaissance pour cette sculptrice qui a déjà été primée : en 2005 au Salon des Artistes du Lauragais, en 2000 à l’Espace St Cyprien et au Salon d’Automne de Colomiers (Prix du public), et en 1997 par l’association des habitants de St Cyprien. Son premier Premier prix, elle l’a obtenu avec une sculpture sur terre, en 1997, l’année précédant le travail sur la pierre, toutes sortes de pierre : calcaire, pierre à savon, albâtre, marbre, talc … En artiste complète, elle a aussi touché au bronze et au raku.

Elle a cela en elle, comme elle le dit, comme si elle obéissait à une pulsion de belle créativité qui serait irrésistible comme le dit son parcours professionnel qui indique cette originalité et cette recherche du beau. En effet, laborantine après un passage au CTS, elle a choisi une voie loin d’être classique et où la créativité et l’inventivité sont nécessaires. Des spécialistes venaient de toute la France et même de l’étranger afin de voir comment elle s’y prenait pour effectuer un travail aussi précis avec des résultats aussi exacts. Elle a été à l’origine du fonctionnement de ce laboratoire hospitalier, les techniques étant à inventer et à mettre en place, tout en participant à la recherche et à l’élaboration de 3 textes annuels à paraître dans les revues scientifiques spécialisées.

Cet esprit rigoureux fait pour la recherche scientifique associé à la foi et au fait de grandir par elle-même ainsi qu’à la nécessité de se confronter à la pierre, donne aux formes qui sortent de ses mains quelque chose d’à la fois masculin et féminin, presque sensuel. Mon travail évolue et se simplifie, dans le bon sens du terme reconnaît-elle avec lucidité. Une autre artiste présente confirme : il gagne en puissance : on capte d’entrée une émotion. C’est un travail abouti. Il est vrai que pour parvenir à ce résultat, Josette Martin s’atèle à l’œuvre de façon régulière et elle vient plusieurs jours d’affilée pour entrer en osmose avec la sculpture commencée. Cette régularité dans le labeur et l’évolution qui en est la conséquence, font que partout où elle passe, Josette Martin est reconnue, et c’est ce qui l’intéresse. Fonsorbes, St Gaudens, L’Union, Venerque, Albi, Cugnaux, Luchon et Caunes Minervois, les pays du marbre, St Hilaire, l’ont accueillie pour qu’elle expose. Elle a été plusieurs fois invitée aux journées de la pierre de Minerve (2005 et 2006), et a même présenté ses œuvres dans la galerie de l’Art présent à Paris.

GE Leininger

De beaux matous vous attendent , 12 Novembre 2008 ...

mercredi 12 novembre 2008 19:45:00 ; 16 Novembre 2008

De beaux matous vous attendent

Comptant au moins 15 ans d’ancienneté, structurée en association Loi 1901 reconnue d’utilité publique, Les Chats libres de Colomiers est un groupe d’une vingtaine de bénévoles au service des chats et chatons tous plus craquants les uns que les autres. Il ne s’agit pas d’une activité inutile, bien au contraire : Les Chats libres de Colomiers prend en charge des félins sauvages ou abandonnés, leur évitant ainsi la fatale fourrière et les risques de disparition qui y sont liés. Il y a trop de chats errants, non stérilisés, qui se reproduisent, encore et encore : les Chats libres les prend en charge et les propose à l’adoption, soignés et bien traités. Le but de cette action est de réduire la prolifération des chats à Colomiers et dans les environs.

Beaucoup de ces compagnons se retrouvent seuls lors d’un décès ou d’un départ en maison de retraite : une famille pourra les rendre heureux et ce sera un bonheur réciproque. Des familles d'accueil permettent d’accueillir des chatons de moins de 2 mois, nécessitant des soins, ou des animaux adultes malades ou à socialiser. L’association a mis en place un contrat de famille d’accueil en vue d’adoption : il permet aux familles désirant adopter un chat, de voir, pendant une certaine durée, si les conditions sont requises pour que le chat soit bien dans la famille et pour que la famille soit bien avec ce nouvel élément. On vient ici de la France entière chercher des chats, tant ils sont bien soignés.

De beaux félins aux petits soins

L’association Chats libres de Colomiers prend soin des pensionnaires qui sont environ 40 à 50 : elle dépense entre 2000 à 3000 Euros par mois en soins, vaccinations, bilans de santé, tatouages, vermifuges, opérations vétérinaires diverses et est en relation avec plusieurs cliniques vétérinaires locales. C’est une activité énorme, puisqu’en 2007, ce sont environ 400 matous -200 adultes et 200 chattons- qui sont passés par cette structure ; 2008 devrait connaître le même chiffre.

Subventionnée par le Conseil Général et la mairie de Colomiers, l’association a besoin de davantage de moyens humains et financiers : venez rejoindre ce groupe sympathique et dévoué à sa cause, et/ou, adressez vos dons qui seront précieux et utiles. Et puis, participez aux diverses manifestations et retrouvez les Chats libres Dimanche 23 novembre 2008 : Concert des Fines Mouches "Chansons malicieuses et urticantes", à 16h à la Salle Stagé (réservation à la Fédération Associative Columérine 05 61 78 29 22 ou auprès de l’association). Le même jour, Journée Adoption aux Espaces Verts du Languedoc, à Saint-Martin-du-Touch. Les chats libres de Colompiers sera présente les 5-6 Décembre au prochain marché de Noël à Colomiers, et aussi Le 13 décembre à la journée adoption au Bricomarché de Cugnaux. Contact : 06.89.75.59.90 et sur le web : www.chatslibrescolomiers.com

GE Leininger

Elisa Martin-Pradal sera présente aux 7ème Biennales des Musiques Ibériques, 26 Mars 2008 ...

26 Mars 2008

Elisa Martin-Pradal sera présente aux 7ème Biennales des Musiques Ibériques

Elle connaît bien les biennales puisqu’elle y est invitée pour la troisième fois. Sa dernière participation lui avait permis un travail sur Le Greco, peintre du XVIème.

Cette fille d’exilés espagnols issue de l’immigration politique, se souvient que l’exil de 36, celui des réfugiés politiques, n’est pas le même que celui, économique, de 1960. Elle sait que cet exil politique fut douloureux, ce qui a donné à l’univers espagnol son climat d’inquiétude ; son grand-père, député et architecte d’un niveau culturel et intellectuel élevé, a été condamné à mort par le franquisme. Ses parents, lecteurs qui n’ont pas eu de statut réel parce qu’étrangers, l’ont baignée et nourrie des beautés ibériques, parmi lesquelles Luis Cernuda, poète contemporain de Lorca et ses questionnements sur la vie, la mort, l’amour, l’exil …

Un parcours riche et complet

Enfant timide et introvertie, parlant peu, Elisa Martin-Pradal rencontre la danse contemporaine, source d’épanouissement et d’équilibre qui lui permet de donner une place au corps, là où l’intellect prédomine. Après des études de biologie, elle a envie d’exprimer ses émotions, ses sentiments, et elle entre aux beaux-Arts, ce qui lui permet de travailler sur la matière, tout en associant la gestuelle et la danse. Dans le même temps, elle donne des cours de danse, pour gagner sa vie, entre midi et 2, et le soir. Son but ? Faire émerger spontanément ce qui est en nous, tout comme dans la précision calligraphique qui permet de créer d’un seul geste après une profonde réflexion. Tout le rapport à l’art est, selon elle, lié à la recherche du mouvement de manière à donner forme au vécu, aux émotions, aux choses transmises et non dites, d’où ces parts d’ombres qui ont donné ce spectacle de « L’ombre obstinément » …

En 1989, elle crée « La baraque », en hommage à l’Espagne d’avant la guerre civile, et en souvenir  du théâtre itinérant de Lorca, « La barraca », qui permettait de limiter l’inculture et de démocratiser la culture en présentant les oeuvres au public populaire.

Un engagement efficace

Elisa Martin-Pradal continue sur cette lancée, en portant la culture là où elle semble peu accéder ; elle parvient même à amener la danse là où on l’attend le moins : dans les églises, les parcs, les cités, les lieux du patrimoine … Elle a réussi à faire entrer la danse à l’école : 9 ans à Colomiers, depuis 4 ans à Blagnac. Dans ce but, elle travaille avec les enseignants sur le projet pédagogique, effectue un énorme travail de sensibilisation, organise des stages, et anime l’option danse au lycée St Sernin. Et elle poursuit sa propre quête : trouver le geste qui pourrait retranscrire tout son vécu.

Ainsi, Elisa Martin-Pradal permet au monde moderne de se rendre compte qu’être chorégraphe ne signifie pas s’enfermer dans une nébuleuse, mais s’inscrire dans une profonde relation avec chacun, dans l’action politique de mettre l’art à la portée de tous, tout en nous amenant à vibrer au fond de nous-mêmes. Comme le fera ce spectacle, L’ombre obstinément, afin de transformer avec tendresse un devoir de mémoire en avenir prometteur, le 27 Mars à 21h.

Biennales de musiques ibériques, du 25 au 29 mars, à Colomiers, Auditorium Jean Cayrou, rue Chrestias. 21h

GE Leininger

Une belle exposition de peintures, 6 Juin 2008 ...

6 Juin 2008

Une belle exposition de peintures à la FAC

La Fédération des Associations Columérines, présente une splendide exposition de peintures : acrylique, huile, aquarelle se succèdent dans cet espace dont le centre est réservé aux belles œuvres des enfants. Il est bon  de venir déambuler en ce lieu et de laisser ses yeux aller d’une toile à l’autre, au seul gré du hasard … Et c’est ainsi que l’on peut voir un lac gelé lisse et égal, qui reflète une discrète luminosité nuageuse  d’un ciel chargé et légèrement coloré, donnant à cet ensemble gris, une nuance de couleur gaie. Des arbres sommeillent tout au fond, tandis qu’en arrière-plan, de majestueux sommets blancs et gris, reflétés aussi sur l’étendue de glace, touchent le ciel de leurs arêtes douces. Plus loin, qui est cette geisha, les mains sur la nuque, dévoilant ainsi son dos nu qu’on aimerait effleurer avec tendresse, tandis que sa coiffure, retenue par des baguettes, selon le mode japonais, dénude une partie de son cou et de son visage, ouvrant tout un univers de douceur féminine ? Une autre toile montre Conversation avec la lumière : on y sent la douceur feutrée du tissu qui voile le corps nu que baigne une clarté de soleil levant, tandis que d’un geste  tendrement féminin, elle tente pudiquement et tout aussi ingénument, de masquer un sein dont le relief  n’aspire qu’à la libération.

Le surréalisme à l’honneur avec Chagall

Chagall a inspiré plusieurs toiles présentes: Au cri du coq aux couleurs doucement chaudes, montre un visage célèbre tourné vers une envolée de plumes stylisées. Tout à côté, Moi et le village, fait la démonstration d’une succession de plans construits dans le libre jeu de la pensée, où l'irréel et le fantastique planent dans un chaos organisé où règne une ambiance rurale. Le coq, toujours d’après Chagall, semble regarder le visiteur d’un œil étonnant, régnant au-dessus des maisons d’un village semblant endormi, tandis que s’envole celle qui semble être une mariée vêtue de blanc et de rouge. L’homme au chat pense, au bord de la table, observé secrètement par son matou vert qui ne se laisse découvrir qu’après un certain temps d’observation de la peinture ; ailleurs, un violoniste tend son archet, debout sur ses jambes arquées, vêtu d’une sorte de redingote clownesque, tandis que vole, au-dessus de lui, tout près des nuages, un semblant d’humain vers lequel une silhouette tente de s’élancer. Le chien cherche-t-il à attraper une balle au-dessus de lui ? Ou bien cherche-t-il à se saisir de la redingote du personnage central ? Lui seul sait, et son auteur sûrement.

Avec Euskadia, on ne peut s’empêcher de faire un lien avec la situation actuelle des pêcheurs : ce tableau présente leur éloignement, et l’immensité de l’étendue d’eau qui peut se montrer menaçante avec ses rouleaux de vagues immenses bousculant les frêles navires qui ne sont que coquilles de noix ballottés par les éléments déchaînés. Au centre, le marin pilote, serein, tandis qu’à son côté brille un soleil fait de mille poissons, récompense de son labeur. Au-delà de la tempête, règne la paix : Ma petite maison bleue appelle de ses charmes, l’envie d’y égrainer ses jours. Ses volets clos assurent le repos, tandis qu’une boîte à lettres, bleue elle aussi, attend patiemment quelque missive qui sortira l’habitant heureux de son silence des sens régénérateur. Tout près, Le puits, tranquille et vivant à la fois, bordé de fleurs éveillées et de verdure, orne de sa fraîcheur, une maison de pierre, massive, qui paraît éternelle.

GE Leininger

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